Rapport de stage N°2 : Approche Bio-Psycho-Social



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Date04.07.2022
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#87687
cas clinique biopsychosocial



EVRARD Julien



ULB

Rapport de stage N°2 :Approche Bio-Psycho-Social.






Préambule :
Anamnèse/histoire :
Femme retraitée de 68 ans. Elle souffre d’une douleur à l’épaule droite qui s’est installée progressivement en quelques semaines. La patiente décrit une douleur diffuse autour de l’épaule. Cette douleur est problématique car elle est là en permanence au quotidien, que ce soit pour les tâches ménagères ou pour tout autre mouvement habituel. Cette grand-mère ne peut plus prendre sa petite-fille dans les bras. Depuis une dizaine de jours l’épaule est devenue très raide, les tâches qui étaient devenues pénibles à cause de la douleur sont devenues très difficiles à réaliser même en bravant à la douleur. Quand la perte de mobilité s’est ajoutée à la douleur qui ne passait pas, la patiente est allée voir son médecin qui a prescrit des séances de kinésithérapie pour « douleur et perte de mobilité à l’épaule ».
Elle ne se souvient pas avoir eu de traumatisme à l’épaule ou autre mouvement brusque qui aurait pu déclencher la survenue de ses douleurs.

Examen clinique :
Elévation de l’épaule très limitée, en passif comme en actif
Rotation externe fort douloureuse et donc quasi nulle
Abduction 30°
Elévation 30°
Rotation interne 20°
Pas de red flags
Rien à signaler au bilan neuro
Force limitée par la douleur
Tests spécifiques :
Yocum ++
Test de patte ++
Tests d’appréhension –
Neer +
Yergason –
Full can +
Empty can +

Diagnostic thérapeutique :
Capsulite rétractile, stade de grande perte de mobilité.
Traitement proposé :
Mobilisations passives en début de séance et ajout progressif d’exercices actifs isométriques et d’exercices proprioceptif.

A : Approche CIF :



B : Stratégie de traitement kinésithérapeutique :
La patiente n’a pas posé de problème et a toujours montré de l’adhésion au traitement, le défi était de la convaincre qu’il ne fallait pas qu’elle se focalise sur sa douleur mais plutôt sur l’aspect fonctionnel de son épaule, des progrès qu’elles faisaient dans plusieurs tâches. Cette patiente s’est vite mise à l’idée qu’elle n’était plus capable de faire certaines choses, comme s’occuper de son petit-enfant ou de faire les courses, le ménage. Il a été bénéfique de lui rappeler que son épaule progressait mais aussi qu’elle se limitait finalement toute seule plutôt que de trouver d’autres moyens pour faire ses activités. C’est son bras dominant qui était malade, certes, mais finalement elle n’avait pas essayé de transférer certaines tâches à son autre bras. Toutes ces pistes l’ont aidé à accepter sa condition le temps que le traitement fasse son effet.

Cadres de raisonnement :


  1. Forte douleur dans l’épaule et grande limitation de mobilité.

  2. Peur de la patiente de voir la situation ne faire que se dégrader depuis des semaines. Peur de ne plus pouvoir s’occuper de son petit-enfant.

  3. Mobilisations passives et travail actif progressif, isométrique puis concentrique, travail proprioceptif.

  4. Patiente très à l’écoute, échanges faciles, elle partageait ses craintes et ses objectifs.

  5. Collaboration effective, la patiente adhérait facilement aux propositions. Notamment celle de ne pas être impatiente, de suivre le traitement, se concentrer sur les gains fonctionnels.

  6. Nouvelle approche, celle de ne pas se baser sur la douleur pour juger de sa propre situation mais plutôt voir les améliorations fonctionnelles gagnées au quotidien.

  7. La capsulite rétractile ne récidive quasiment jamais sur la même articulation. Il est juste proposé à la patiente de continuer à utiliser son épaule un maximum sans crainte de se refaire mal. Il est aussi proposé à la patiente de ne pas attendre des semaines avant de consulter lorsqu’une douleur aussi vive s’installe.

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